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Tous les jeudis

Les skippers font la course en solitaire mais parfois ils ne sont pas tout à fait seuls...

L'albatros

Diomedea exulans – Océan Austral –piscivore  – Ovipare – Vulnérable (UICN) 

Dans l’hémisphère sud, on connaît bien les manchots, ces drôles d’oiseaux marins qui nagent au lieu de voler. Mais un autre oiseau marin règne en maître sur ces régions australes : l’albatros. L’empereur du sud, c’est donc lui ! Et les skippers du Vendée Globe ne cachent pas leur joie dès qu’ils voient leur premier albatros les accueillir aux portes des mers du Grand Sud.

 

Il est reconnaissable grâce à ses longues ailes foncées, à son ventre blanc et à son long bec légèrement crochu au bout. Il a la plus grande envergure du monde (jusqu’à 3,5 mètres !), faisant de lui un véritable champion du vol plané. L’albatros est un oiseau marin qui joue avec les changements de vents et avec la gravité. Grâce à ces deux éléments, il peut parcourir des milliers de kilomètres sans battre des ailes et sans se poser à terre. Même lorsqu’il souhaite manger, l’albatros ne se pose pas vraiment, il vient frôler la mer ou bien les vagues pour attraper poissons et calmars, passant 95 % de sa vie au-dessus de l’océan.

 

L’albatros a très peu de prédateurs puisqu’il est presque toujours en vol. En tant qu’oiseau marin migrateur il possède un rôle important dans nos écosystèmes marins. Par exemple, ses déjections riches en nutriments, favorisent la croissance des végétaux. 

 

Néanmoins, les albatros sont menacés par la pêche à la palangre (ligne avec de nombreux hameçons). Attirés par les appâts des bateaux de pêche, ils se retrouvent souvent piégés et peuvent se noyer. De plus, la pollution plastique abîme ses nids et réduit ses ressources alimentaires.

 

LE + : Chez les albatros, avoir des petits est un travail d’équipe ! Pendant la période d’incubation (période où le bébé albatros se développe), le mâle et la femelle couvent à tour de rôle les œufs. Une fois l’éclosion, le petit sera couvé par ses deux parents qui vont le nourrir et lui apprendre à réguler sa température. L’apprentissage du vol ne débute qu’à partir de 4-6 mois.

La baleine franche australe

Eubalaena australis – Océan Austral et sud des océans Indien, Atlantique et Pacifique–planctophage – Vivipare – préoccupation mineure (UICN)

Une fois dans l’hémisphère sud, nos solitaires se dirigent vers des zones reculées comme les TAAF ou les îles subantarctiques. Dans ces eaux-là de l’océan Austral, on retrouve de nombreuses espèces de cétacés comme la baleine franche australe.

 

Les baleines franches australes sont facilement reconnaissables, elles sont de couleur noire et ont des callosités blanches (peau qui a durci) sur la tête. ElleS possèdent de larges et courtes nageoires pectorales (côté) mais ne possèdent pas de nageoire dorsale (dos). Cette baleine peut mesurer jusqu’à 18 mètres et peser plus de 50 tonnes en moyenne, elles peuvent aller jusqu’à 100 tonnes pour les plus grosses ! 

 

La baleine est une espèce migratrice, c’est-à-dire qu’elle effectue des migrations selon les saisons (entre l’été et l’hiver) ou bien pendant les périodes d’alimentation et de reproduction. Lorsqu’elles donnent naissance, ces baleines quittent les eaux froides de l’Antarctique pour migrer vers des eaux plus chaudes.

 

Ce mammifère marin apprécie particulièrement le zooplancton qu’il mange en nageant la bouche grande ouverte. Cette technique d’alimentation permet de filtrer l’eau avec les fanons pour récupérer seulement les petites espèces animales comme le krill.

Comment ça marche les fanons ? Lorsqu'elle ouvre grand sa bouche, toute l’eau rentre avec le krill, ensuite la baleine ferme sa bouche et repousse l'eau à l'extérieur grâce à sa langue l’eau, comme ça il ne reste que le krill qu’elle peut déguster ! 

 

Ces baleines doivent parfois plonger dans les profondeurs pour se nourrir. Effectivement, le krill, qui est beaucoup apprécié par les baleines franches australes, descend dans les profondeurs la nuit et remonte à la surface le jour pour s’alimenter en phytoplancton.

 

La baleine franche australe a une grande espérance de vie (de 50 à 70 ans). C’est une espèce protégée, depuis 1986, il est interdit de la chasser. En effet, ce mammifère marin était beaucoup chassé au XIXe siècle pour sa chair grasse qui donnait de l’huile utilisée notamment pour l’éclairage. Les fanons de baleine servaient, quant à eux, à la fabrication des armatures de parapluie.

 

LE + : En anglais, la baleine franche australe est appelée « right whale » (bonne baleine). Ce nom fait référence aux premiers chasseurs de baleines qui traçaient des marques sur les « bonnes » baleines à tuer.

Le pétrel antarctique

Thalassoica antarcticaAmérique du sud, Antarctique – Piscivore – Ovipare – Préoccupation mineure (UICN)

Malgré des conditions très hostiles (vent violent, froid glacial, peu de végétation,etc.), le continent antarctique est la terre d’accueil de beaucoup d’oiseaux. En passant non loin de ces terres subantarctiques, les skippers auront donc sûrement la chance d’apercevoir quelques-uns de ces oiseaux marins voler au-dessus des bateaux. Parmi ces oiseaux qui affectionnent particulièrement cette région froide, on retrouve le pétrel antarctique.

 

Cet oiseau possède des plumes blanches avec des taches brunes sur le dos ainsi que sur ses longues et fines ailes. Grâce à ses ailes solides, il peut parcourir des milliers de kilomètres pour trouver à manger. Plutôt pratique quand on sait que le pétrel peut passer beaucoup de temps en plein air à la recherche de nourriture.

 

Le pétrel vit en colonie. Pendant qu’il chasse, il apprécie beaucoup la compagnie d’autres animaux marins comme les cétacés. Ces derniers font remonter des poissons à la surface, ce qui facilite grandement la chasse ! Toutefois, s’il faut plonger pour se nourrir, le pétrel n’hésite pas, car il ne craint pas vraiment l’eau glacée qui ruisselle sur son plumage étanche.

 

Comme presque tous les oiseaux marins, le pétrel possède un « dessalinisateur » naturel : des glandes salines au niveau de la tête. Elles servent à extraire le sel de l’eau de mer pour que le pétrel puisse s’hydrater en toute circonstance.

 

Les pétrels sont très importants pour l’écosystème : ils aident à garder un équilibre dans  l’océan en mangeant du krill et des poissons. Grâce à ses déjections, et à ses régurgitations pour nourrir ses petits, il participe à la bonne croissance des végétaux dans les lieux où il niche. Les scientifiques les observent pour mieux comprendre les changements dans l’océan et le climat.

 

 

Léopard des mers

Hydrurga leptonyxOcéan Austral, Antarctique – Piscivore et carnivore – Vivipare – Préoccupation mineure (UICN)

Dans les mers du Sud en plein océan Austral, nos solitaires doivent contourner le continent antarctique. Aucun être humain vit sur cette immense île glacée, hormis quelques scientifiques venus faire des recherches sur la faune et la flore. Les conditions sont très inhospitalières (températures négatives, absence de végétation, etc.), très peu d’animaux peuvent donc survivre en Antarctique. Néanmoins, certaines espèces sont très résistantes et habitent ici toute l’année, comme le léopard des mers.

 

Le léopard des mers appartient à l’espèce des phoques. On le surnomme d’ailleurs le « phoque-léopard ». Il peut mesurer jusqu’à 4 mètres de long et peser plus de 600 kilos pour les plus gros spécimens. Grâce à sa couche de graisse et à sa fourrure, il ne craint pas le froid. Pour justement éviter les coups de froid, le léopard se réfugie dans les trous formés dans la banquise pour être moins exposé aux vents.

 

Le « seigneur des glaces » peut avoir une allure mignonne avec sa fourrure tachetée, mais, en réalité, le léopard des mers est un prédateur redoutable dans les eaux glaciales subantarctiques. Ce n’est pas pour rien qu’il porte le nom « léopard » ! Ses proies favorites sont les manchots qu’il chasse avec ses dents acérées (très pointues). Parfois, il lui arrive de les chasser simplement pour jouer.

 

Cette espèce animale, emblématique du continent antarctique, est parfois menacée par des pêches accidentelles, le changement climatique ou encore la pollution. Des mesures de protection permettent de maintenir la population de léopards des mers dans cette zone de l’hémisphère Sud.

 

LE + : le léopard des mers est un très bon nageur. Lorsqu’un manchot essaye de lui échapper, il peut faire une pointe de vitesse de 30 à 40 km/h.

Le requin-baleine

Rhincodon typusTous les océans chauds – Planctophage – Ovovivipare – En danger (UICN)

Une fois entrés dans les eaux glacées des mers du sud, les skippers du Vendée Globe se dirigent vers le deuxième cap obligatoire : le cap Leeuwin, sur la côte sud-ouest australienne. Ici, on retrouve de nombreuses espèces comme le requin-baleine qui a fait de cet endroit un véritable sanctuaire.

 

Le requin-baleine est un poisson. Avec sa taille maximale de 18 mètres et son poids maximal de 20 tonnes, c’est le plus gros poisson du monde ! Comme tous les requins, il possède plusieurs rangées de dents qu’il renouvelle régulièrement. Il peut donc avoir plusieurs milliers de dents au cours de sa vie, impressionnant non ? Mais toutes ces dents ne lui servent pas à manger, car c’est un animal filtreur qui nage la bouche ouverte pour aspirer l’eau et utilise ses branchies pour capturer ses proies comme le plancton et les algues.

 

Sa peau est composée de minuscules écailles en forme de dents qu’on appelle « denticules dermiques ». Cette texture rugueuse lui permet de se protéger contre les prédateurs (orques ou autres requins) et évite que les bactéries se collent sur lui, plutôt pratique !

 

Le requin-baleine joue un rôle important dans l’équilibre de l’écosystème marin. Écosystème dont nous, êtres humains, dépendons. Malheureusement, il est en danger d’extinction à cause de la pêche, des collisions avec des bateaux et de la pollution.

 

LE + : La Vendée Globe Foundation soutiendra la Mission William, qui a pour objectif d’apprendre à mieux comprendre les routes migratoires du requin-baleine en Atlantique Sud Est afin de mieux le protéger. La Mission William est portée par l’Association Over the Swell dont l’objectif est de défendre l’océan et notamment la mégafaune marine.

 

Le dauphin panda

Cephalohynchus commersonii – Mers du sud - Vivipare - Carnivore (piscivore) - En danger (UICN)

Une fois dans les eaux chaudes de l’Océan Indien, nos navigateurs se dirigent vers les mers froides de l’hémisphère sud pour commencer le contournement du continent Antarctique et rejoindre l’Océan Pacifique. Ces eaux glaciales sont très appréciées par un petit cétacé noir et blanc : le dauphin panda !

 

Le dauphin panda est le surnom donné au dauphin de Commerson. Sa tête ne possédant pas de bec lui donne un aspect trapu. C’est un animal grégaire (qui aime vivre en groupes), il forme de petits groupes d’individus (2 à 12) qui apprécient les eaux peu profondes (200 mètres). 

 

Ces petits cétacés sont le plus souvent observés aux abords de l’archipel Kerguelen dans le Golfe du Morbihan (Océan Indien). Ce sont des animaux marins très curieux lorsqu’ils croisent un bateau. Cette année, lors de la 10e édition, le skipper chinois Jingkun Xu a eu la chance de faire leur rencontre.

Depuis quelques années, l’espèce fait l’objet d’une surveillance afin de contrôler l’évolution de sa population.

 

LE + : Le dauphin de Commerson mesure environ 1,5 mètre de long, ce qui en fait l'un des plus petits dauphins au monde.

 

Jingkun Xu fait la rencontre de dauphins | Vendée Globe 2024 : https://www.youtube.com/watch?v=w4KsMJLZRpE

 

Le poisson volant

Exocoetus volitanse – tous les océans du monde – carnivore – ovipare - préoccupation mineure (IUCN)

Lorsqu’ils atteignent les eaux chaudes des zones tropicales, les skippers croisent régulièrement la route d’un curieux poisson : le poisson volant !

 

Ce qui rend ce poisson si spécial, c'est sa capacité à « voler » au-dessus de l'eau. En réalité, il ne vole pas vraiment comme un oiseau, mais il saute hors de l'eau grâce à ses grandes nageoires pectorales qu’il déploie. Si les vents lui sont favorables, il peut planer sur plusieurs dizaines de mètres.

 

Lorsqu'il sent un danger, le poisson volant (aussi appelé « exocet ») accélère sous l'eau puis bondit à la surface. Parfois, il peut rebondir plusieurs fois avant de replonger dans l'eau. Il utilise cette technique pour échapper à ses prédateurs, comme les maqueraux, les thons ou les dauphins. Mais attention, le danger ne vient pas seulement de la mer mais aussi du ciel. Les frégates (oiseau marin), n’attendent qu’une seule chose : que le poisson volant saute le plus haut possible. Passé une certaine hauteur, il est une proie facile pour cet oiseau que l’on surnomme « le pirate de l’air ».

 

Pendant le Vendée Globe, les poissons volants confondent les bateaux des skippers avec des prédateurs. Ils bondissent hors de l’eau pour y échapper mais s’échouent la plupart du temps sur les monocoques. Nos skippers font donc parfois la découverte de poissons volants tout secs qui laissent une forte odeur…

 

Le + : le poisson volant est un symbole pour l’île de la Barbade (Caraïbe), on le retrouve sur les passeports officiels et les pièces de monnaie.

L'otarie à fourrure

Arctocephalus pusillus – Sud ouest de l’Afrique – piscivore – vivipare – préoccupation mineure (IUCN)

Les skippers viennent de braver le pot au noir et l’anticyclone de Sainte-Hélène, désormais, une autre épreuve s’impose à eux : le cap de Bonne Espérance et ses vagues géantes créées par des vents violents. Ces eaux déchaînées sont bien connues des otaries à fourrure.

 

Comme les chats, les otaries à fourrure ont des moustaches qui leur permettent de sentir les vibrations dans l’eau et d’analyser leur environnement pour mieux se déplacer, même la nuit. Ces petites moustaches aident également les otaries à localiser plus précisement leurs proies comme les merlus, les anchois, ou bien les calmars.

 

L’otarie à fourrure possède une fourrure constituée de deux couches : une couche interne composée de poils courts qui piègent l’air et qui la maintiennent au chaud, ainsi qu’une seconde couche externe composée de poils longs et hydrophobes (qui repoussent l’eau en la faisant glisser sur son corps). En réalité, cette couche de poils fonctionne un peu comme ton manteau imperméable pour empêcher que l’eau ne s’infiltre. L’otarie n’a donc pas besoin d’un ciré en cas de pluie ! Cette fourrure lui permet aussi d’être bien isolée pour nager sans se refroidir.

 

Certains pays autorisent encore la chasse contre cette espèce, pointée du doigt sur sa consommation de poissons qui impacterait la pêche locale.

 

Le + : L’otarie à fourrure est très grande et très… lourde ! Un mâle adulte pèse environ 350 kilos et une femmelle adulte environ 150 kilos. Cette espèce n’a pas beaucoup de prédateurs si ce n’est le requin.

Le poisson lune

Mola mola - eaux marines tropicales et tempérées– omnivore à tendance carnivore et planctophage – Ovipare – Vulnérable (UICN)

En continuant leur descente de l’Atlantique vers la côte ouest africaine, les skippers se rapprochent des eaux plus chaudes qui accueillent une faune marine exceptionnelle. Parmi ces espèces, le poisson lune, pourrait bien retenir l’attention de nos skippers.

 

Le poisson lune, aussi appelé « môle », peut mesurer jusqu’à 3 mètres de long. On le surnomme parfois le « géant des mers » ! Ce poisson est vraiment surprenant : il est tout rond et il a deux longues nageoires, une en haut et une en bas. À cause de cette grande nageoire située au niveau du dos, on le confond parfois avec un requin. Autre caractéristique étonnante, il possède un bec à la place de la bouche.

 

Le poisson lune se laisse souvent porter par les courants marins qui le font flotter doucement à la surface de l’eau. Cette position lui permet de se réchauffer au soleil après avoir nagé dans les grandes profondeurs où les eaux sont plus froides. Ce n’est alors pas surprenant que les Anglo-saxons l’appellent sunfish qui signifie « poisson-soleil ».

 

Il se nourrit principalement de petites créatures comme les méduses. Il aime aussi manger des petits crustacés et du plancton. Le poisson-lune est parfois en danger. Il peut se blesser en se rapprochant trop près des bateaux, il peut aussi confondre des morceaux de plastique avec de la nourriture, ou bien être la cible des requins, des orques et des lions de mer.

 

Le + : Le Mola mola est le plus lourd des poissons osseux mais pas le plus lourd des poissons. C’est le requin-baleine qui occupe cette place.

Le marsouin commun

Phocoena phocoena – Océan Arctique, Océan Atlantique, Océan Pacifique – Carnivore (piscivore) Vivipare - préoccupation mineure (UICN)

Après leur départ des Sables-d’Olonne, les skippers passent obligatoirement par le Golfe de Gascogne situé dans l’océan Atlantique. Dans cette zone maritime, nos 40 skippers vont croiser de nombreux bateaux de commerce, de pêche mais aussi quelques animaux bien habitués des lieux, comme le marsouin commun.

 

Le marsouin commun est un cétacé mais aussi un mammifère marin, ce qui veut dire qu'il vit dans l'eau mais qu'il respire de l'air, comme toi et moi ! Il ressemble à un petit dauphin et mesure entre 1,40 à 2 mètres de long. Il pèse entre 40 et 60 kilos. Ce cétacé à dents est reconnaissable à sa petite tête arrondie ainsi que son museau court et sans bec. On peut parfois le voir près des côtes où il aime plonger pour attraper de petits poissons, des calmars et des crustacés qu'il mange pour rester en forme. Le marsouin vit en petit groupe ou parfois tout seul. Il doit alors être très vigilant face à de potentiel prédateur (orques, etc.).

 

Contrairement aux dauphins, qui sautent souvent hors de l'eau, le marsouin reste plutôt sous la surface. Mais il doit remonter à la surface régulièrement pour respirer, car comme tous les mammifères, il a des poumons et ne peut pas respirer longtemps sous l'eau. Autrefois, cet animal était surnommé « cochons de mer » et « dieux des mers », plutôt rigolo non ?

 

Le + : Le marsouin commun est parfois victime d’attaque de… dauphin ! Eh oui, le dauphin reste un animal sauvage, qui pour préserver sa zone d’alimentation, n’hésite pas à épuiser ou bien mordre mortellment ses « concurrents ».

La sardine

Sardina pilchardus – Océan Atlantique, mer Méditerrannée, mer Adriatique, mer Noire - Planctophage - Oviparepréoccupation mineure (UICN)

  

Près des côtes vendéennes, on peut trouver un petit poisson argenté qui fait la fierté des pêcheurs vendéens : la sardine ! En partant des Sables-d’Olonne, les skippers du Vendée Globe croiseront sûrement dans l’océan Atlantique ce célèbre poisson qui se déplace en groupe. On parle d’ailleurs plutôt de « banc » de sardines.

 

Pêcher ce petit poisson demande beaucoup de savoir-faire et de patience. De mai à novembre, les pêcheurs montent à bord de chalutiers (bateau de pêche qui utilise un filet appelé "chalut"), et se dirigent vers les endroits où ils savent que les sardines aiment nager. Les sardines évoluent au large, en bancs très compacts, entre 10 et 50 mètres sous la surface de l’eau. Elle a longtemps été abondante, mais actuellement sa population diminue.

 

Une fois que les sardines sont capturées, elles sont rapidement ramenées au port, où elles sont préparées pour être mises en conserve ou vendues fraîches. Les sardines sont alors mises en boîtes dans des conserveries locales. La conserverie est un endroit spécial où l’on prépare les sardines pour les conserver longtemps, afin que tout le monde puisse les déguster, même loin de la mer. Dans ces conserveries, on nettoie les sardines une à une, puis on les place dans des boîtes en métal, appelées boîtes de conserve. Mais avant de fermer la boîte, on ajoute souvent un ingrédient secret : de l’huile d’olive, de la tomate, ou même des épices ! 

 

  

Le + : Sur le site archives.vendee.fr tu peux voir des photographies anciennes des conserveries vendéennes. 

 

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