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Élèves curieux, vous êtes ici à bon port : nous répondons à vos questions !

Que mangent les skippers ? Quelle est la vitesse maximum d’un IMOCA ? Peuvent-ils voir des baleines ? Osez demander !

Utiliser notre moteur de recherche, tapez un mot-clef et trouvez une réponse à votre question sur le Vendée Globe : skippers, bateaux, matériels, équipes, conditions de vie… 

Ecole Jacques Maury de L'Aiguillon - La Presqu'île

Sohan : quels risques les skippers peuvent-ils prendre pour aller plus vite ? 

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Les skippers doivent constamment chercher à trouver un équilibre pour aller vite sans endommager leur bateau. Ils peuvent être tentés d’accélérer, mais cela comporte des risques. Parfois, il vaut mieux réduire la surface de la voile pour éviter de trop solliciter le bateau et prévenir une avarie grave. L’objectif est de progresser rapidement tout en prenant soin de préserver l’intégralité du bateau. 

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Ecole du Marais à Sallertaine

Hugo : pourquoi le skipper Xu a fait les paralympiques ? 

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Alors qu’il était enfant, le skippeur Jingkun Xu a perdu sa main dans un accident. Bien qu’il ait grandi près des montagnes et loin de la mer, il s’est passionné de voile et a découvert la course au large lors de sa participation aux Jeux de Pékin en 2008. C’est en lisant un magazine qu’il découvre le Vendée Globe et il deviendra même le premier skipper chinois à participer à la course. Contrairement aux jeux paralympiques, au Vendée Globe, il n’y a pas de catégorie de compétition, tout le monde peut naviguer sur l'Everest des mers. 
 

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Ecole Saint Jeanne d’Arc à Bois de Cené

Léa : y-a-t 'il des toilettes sur le bateau ? 

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Pour économiser de la place et du poids, il n’y a pas de salle bain à bord des voiliers de course du Vendée Globe. Et qui dit « pas de salle de bain », dit « pas de toilettes ». Afin de se soulager, les skippers utilisent tout simplement … Un seau ou bien un sac biodégradable ! Pour tirer la chasse d'eau il leur suffit simplement de vider le seau par-dessus bord et de le nettoyer ensuite avec de l’eau de mer. Rassurez-vous le seau pour aller aux toilettes n'est pas le même que celui utilisé pour la douche !   

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Ecole Saint Jeanne d’Arc à Bois de Cené

Augustin : comment ça se passe si un skipper est gravement blessé ? 

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Réponse

Si un skipper se blesse, il peut appeler le médecin de la course 24h sur 24h. En effet, le Vendée Globe est une course sans assistance technique, mais pas sans assistance médicale.

Ces dernières années, la prise en charge des skippers s’est beaucoup améliorée grâce aux nouvelles technologies, le skipper peut consulter un médecin par visioconférence par exemple. Comme les skippers sont tous seuls sur leur bateau, l’organisation de la course oblige les marins à faire des formations médicales avant de prendre le départ. Ils apprennent comment se recoudre, comment faire un pansement compressif, s'automédicamenter, etc. Ces formations sont adaptées aux conditions difficiles de la course au large. Effectivement, les techniques de soin à terre ne sont pas celles utilisées en mer. La trousse à pharmacie du skipper n’est donc pas la même que tu as chez toi !

Au fil des éditions, les bateaux sont de plus en plus puissants, le facteur risque augmente donc beaucoup, notamment au niveau de la traumatologie (coup physique). Les skippers doivent être très vigilants pendant leur déplacement. Par exemple, certains portent un casque lorsque le bateau atteint une certaine vitesse. En cas de blessure grave, le skipper peut demander assistance pour se faire rapatrier à terre et se soigner. Dans ces cas-là, il est disqualifié de la course.

Pour en savoir plus : 

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Ecole Saint Jeanne d’Arc à Bois de Cené

Axel : pourquoi c'est une course en solitaire ?

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Réponse

La course en solitaire est un produit de la culture française, tandis que les anglosaxons ont une grosse culture de l’équipage. Le Vendée Globe a toujours été une régate en solitaire, sans escale et sans assistance. Pour que la course en solitaire soit moins difficile, certains skippers ont eu le droit à des lettres de leur entourage, une belle manière de rester proche alors qu’on est au large.

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Collège Antoine de St Exupéry à Pouzauges

Clément : que faites-vous pendant votre temps libre ?

Réponse ?

Réponse

Conrad Colman a répondu à la question : « Le temps libre c’est rare de l’avoir en vrai. Parfois je me coupe totalement et j’ai même un livre en papier “Charlotte’s web” que je suis en train de lire pour mes enfants. J’enregistre les chapitres de ce livre et je l’envoie à mes enfants pour qu’ils puissent écouter ma voix avant de daller au lit. Sinon quand je fais mes petits réglages en permanence, je vais écouter de la musique ou un podcast. Des fois je vais même me permettre de regarder le journal le soir ou quelque chose sur youtube. »

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Ecole Jacques Maury de L'Aiguillon - La Presqu'île

Jules : pouvez-vous inscrire plus de 40 skippers dans la course du Vendée Globe ?

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S'il existe une limite du nombre d’inscriptions au Vendée Globe, c’est pour plusieurs raisons. La première est une question de sécurité des marins, qui est la priorité de l’organisation. Il faut que la direction de course soit en mesure de surveiller la position et l’avancée de chacun, surtout si les conditions de navigation sont difficiles. Ensuite, il s’agit d’une question de visibilité, notamment pour les sponsors. Quand il y a trop de participants, la visibilité des sponsors est réduite et par extension, s’il y a trop de bateaux, il devient plus compliqué de bien suivre la course pour tous ceux restés à terre.

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Ecole Jacques Maury de L'Aiguillon - La Presqu'île

Milann : quel est l'élément du bateau le plus dur à réparer ? 

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Conrad Coleman le disait, “chaque système est compliqué”, il y a les voiles qui sont très grandes et qu’il faut réussir à manier pour les réparer, le système électronique est lui aussi complexe et lorsqu’on navigue sur un bateau à pleine vitesse, les réparations peuvent être mouvementées.

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Ecole Jacques-Yves Cousteau

Augustin : qui a eu l'idée de créer le Vendée Globe ? 

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Le Vendée Globe est une grande course de voiliers qui fait le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Cette course a été inspirée par le Golden globe, une course qui a eu lieu en 1968 et qui était la première à faire le tour du monde en passant par trois endroits stratégiques : les caps de Bonne Espérance, Leeuwin et Horn. En 1968, neuf marins se sont essayés à cette aventure mais seulement l’un d’entre eux a réussi à revenir après 313 jours en mer. Vingt ans plus tard, un marin français Philippe Jeantot, a eu l’idée de créer une nouvelle course autour du monde, mais cette fois sans escale. Ainsi est né le Vendée Globe. La première édition a eu lieu le 26 novembre 1989, avec treize skippers participants. Après plus de trois mois de course, seuls sept d’entre eux sont rentrés aux Sables-d'Olonne.

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Ecole Jacques Maury de L'Aiguillon - La Presqu'île

Gabriel : pourquoi le Vendée Globe passe par l'Antarctique ? 

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Réponse

Pendant le Vendée Globe les skippers doivent respecter le règlement établit par la Direction de course. Ce règlement impose au skipper d’effectuer le tour du monde dans un sens précis (Ouest en Est) avec des points de passage obligatoires : le cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud), le cap Leeuwin (Sud de l’Australie) et le cap Horn (Amérique du Sud) pour revenir au point de départ : Les Sables-d’Olonne. De ce fait, les skippers n’ont pas d’autres choix que de contourner le continent Antarctique pour rejoindre le dernier cap obligatoire : le cap Horn. 
Le parcours du Vendée Globe passe aussi par l’Antarctique car c'est le chemin le plus rapide et le plus efficace. En effet, lorsqu’ils descendent dans les mers du Sud, les skippers rencontrent des vents forts qui permettent une navigation plus rapide. Toutefois, le Grand Sud peut être dangereux : les tempêtes sont fortes, les vagues parfois géantes et les icebergs du continent Antarctique jamais très loin ! C’est pourquoi, depuis 2016, la Direction de course a délimité une zone à ne pas franchir pour éviter les collisions avec ces glaces dérivantes. Cette zone, c’est la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Il s’agit d’une zone virtuelle (autour de l’Antarctique) composée de plus de 70 points GPS. 
 

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Ecole Jacques Maury de L'Aiguillon - La Presqu'île

Louise : est-ce dur de se réveiller après seulement 20 minutes de sommeil ? 

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Réponse

Durant leur tour du monde, les skippers affrontent des conditions extrêmes, qu’elles soient météorologiques, physiques ou bien mentales. Cette course en solitaire, oblige le skipper à toujours être vigilant, les temps de repos sont donc très courts et parfois rares. Néanmoins, s’il veut rester performant, le skipper doit veiller à dormir suffisamment pour ne pas commettre d’erreur. C’est pourquoi il dort en fractionné, c’est-à-dire que le sommeil est réparti sur plusieurs moments de la journée. Le skipper ne fera pas de nuit complète, mais plusieurs petites siestes dès qu’il le pourra (au moins 20 minutes). 
Au départ, le skipper a encore des réserves de sommeil, et la fatigue arrive moins vite s’il s’alimente et s’hydrate convenablement. Au fur et à mesure de la course, l’organisme s’épuise et les siestes sont de moins en moins réparatrices. Il arrive que les skippers aient du mal à se réveiller, par conséquent ils programment plusieurs alarmes pour ne pas passer à côté d’un problème. Malgré tout, il arrive parfois que le skipper n’entende pas les alarmes, ce qui peut être dangereux. 
Le sommeil est devenu un axe de performance très important, et avant le début de la course, les skippers essaient d’emmagasiner le plus de sommeil possible pour ne pas commencer la course en étant fatigués. Certains travaillent avec des professionnels du sommeil pour apprendre à se relaxer plus facilement après un effort intense et ainsi s’endormir plus vite : chaque minute compte !
Enfin, les skippers qui prennent le départ du Vendée Globe, ont tous participé aux courses qualificatives pour cette course. Ces dernières peuvent aussi servir de « répétitions » avant le grand départ. Par exemple, le skipper en profite pour tester son bateau et peut en profiter pour expérimenter la gestion de son sommeil. Il peut ainsi identifier ce qui lui convient le mieux une fois en mer (longue sieste ou bien petite sieste, etc.)
 

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Ecole Jacques Maury de L'Aiguillon - La Presqu'île

Elea : est-ce difficile de faire naviguer son bateau ? 

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Réponse

Oui c'est difficile de faire naviguer son bateau ! C'est un bateau de course très grand qui est très exigeant et demande au skipper force et courage. De plus, pendant le Vendée Globe, le skipper est seul sur son bateau, mais en réalité il forme une sorte de duo avec le pilote automatique. Cet outil de navigation permet de prendre le relais du skipper pour tenir la barre et ainsi garder le cap. Sans pilote automatique, le skipper ne pourrait pas manger, se laver ou bien dormir, des choses essentielles pour rester performant. Sans ce pilote automatique, il ne pourrait pas non plus régler les voiles ou bien effectuer des réparations nécessaires. Malgré le partage de la navigation avec ce pilote auto, cette course reste très exigeante et demande beaucoup d’efforts physiques et mentaux au skipper, et ce pour une durée assez longue (plus de 2 mois environ). En faisant le tour du monde, les skippers rencontrent différentes conditions météorologiques qui apportent parfois leur lot de difficultés. Pendant le Vendée Globe, le marin doit constamment s’adapter, c’est là qu’on retrouve toute la difficulté de la navigation. Il faut savoir agir en toutes circonstances, de jour comme de nuit, par beau temps ou en cas de tempête, sans oublier la fatigue qui s’accumule et le manque de confort qui caractérise les bateaux de course au large. 

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Ecole Jacques-Yves Cousteau

Mélya : pourquoi fait-on le Vendée Globe ? 

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Le Vendée Globe est une course si difficile qu’on l’appelle l’Everest des mers. C’est aussi pour cette raison que beaucoup de skippers souhaitent prendre le départ de cette course !
Cette course au large représente un challenge sportif pour les navigateurs : juste eux, leur bateau et l’océan. Pendant cette course, ils doivent suivre des règles strictes (un parcours d’Ouest en Est, 3 caps obligatoires, etc.).

Cette course est aussi une véritable aventure humaine pour les skippers. Il ne suffit pas d’avoir le meilleur bateau, il faut aussi être un bon skipper, un bon bricoleur, un bon athlète, un bon tacticien etc. Autant de qualités qui permettent aux marins de faire face aux différents aléas techniques et météorologiques. Pour faire le Vendée Globe il faut donc être « multitâches » pour être prêt à affronter le moindre problème. Et c’est ce qui plaît aux skippers, ils savent qu’en partant faire le tour du monde, les jours se suivront mais ne se ressembleront pas toujours !

Au-delà de l’aspect sportif et humain, certains skippers s’engagent également sur le Vendée Globe pour des raisons scientifiques. Effectivement, de plus en plus de skippers embarquent sur leur bateau du matériel scientifique qui sert pour collecter des données scientifiques sur le monde marin : mieux comprendre les océans pour mieux les protéger. Pour cette 10e édition, 25 skippers sur 40 ont accepté d’apporter ces outils scientifiques sur leur IMOCA. Avec le parcours du Vendée Globe, les marins ne vont là où personne ne va. Les IMOCA deviennent alors des bateaux d’opportunité pour la communauté scientifique, c’est-à-dire que les skippers effectuent des missions à la place des scientifiques qui ne peuvent se déplacer dans les mers reculées du globe. Par exemple, pendant ce Vendée Globe, Fabrice Amedeo a effectué de nombreuses mesures océanographiques recueillant des données sur la température, la salinité, le taux de CO₂, la concentration en microplastiques, etc. Quant à Clarisse Crémer, la skippeur de l’Occitane en Provence a mis à l’eau une balise dénommée Dream qui permet d’analyser les courants marins. D’autres skippers ont également déployé des bouées météo, etc. 
 

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Ecole Saint-Joseph de La Chaize à Vicomte – Challans

Mattéo : comment se passent les stages médicaux dans la préparation ? 

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Le Vendée Globe est une course sans assistance technique, mais pas sans assistance médicale.

Comme les skippers sont tous seuls sur leur bateau, ils doivent être prêts à gérer les imprévus médicaux en pleine mer ! L’organisation de la course oblige alors les marins à faire des formations médicales avant de prendre le départ. Ils apprennent les gestes essentiels : comment se recoudre, comment faire un pansement compressif, s'automédicamenter, etc. Ces formations médicales sont adaptées aux conditions difficiles de la course au large. Effectivement, les techniques de soin à terre ne sont pas celles utilisées en mer. La trousse à pharmacie du skipper n’est donc pas la même que tu as chez toi !
Entre l’hygiène limitée et l’exposition à l’eau de mer les skippers doivent aussi faire face à des soucis de peau, l’un des « bobos » les plus courants pendant le Vendée Globe. 
 

Pour en savoir plus : 
Comment les skippers se soignent à bord 
 

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Ecole La Source - Les Achards

Tylian : quels sont les animaux que les skippers rencontrent le plus souvent ? 

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Les skippers font la course en solitaire, mais parfois ils ne sont pas tout à fait seuls...En effet, en parcourant 4 océans (Atlantique, Indien, Austral et Pacifique) ils vont pouvoir croiser différents types d’animaux marins : 

  • Les oiseaux marins offrent souvent un joli « ballet aérien » au-dessus des bateaux des skippers. Selon les zones géographiques et les conditions climatiques, ce ne sont pas les mêmes (Pétrel, Fou de Bassan, Goélands, Cormorans, etc.). Les marins ne manquent jamais une occasion pour les filmer et nous faire découvrir ces oiseaux. L’albatros est l’oiseau emblématique du parcours, il est toujours au rendez-vous pour accueillir les skippers dans leur entrée des les mers du Sud. Cet oiseau fascine les skippers, car il est immense (jusqu’à 3,5 m d’envergure) et apprécie planer au ras des vagues.

Pour en savoir plus sur les oiseaux marins pendant le Vendée Globe : 

À la rencontre de l'avifaune marine du Vendée Globe

  • Les mammifères marins comme les dauphins, les baleines, les cachalots ou encore les rorquals, etc. sont aussi très présents sur le parcours. Ces mammifères sont généralement des cétacés et on les appelle aussi « mégafaune marine ». Malheureusement, le bateau et ces animaux peuvent entrer en collision. C’est pourquoi, on retrouve désormais sur le parcours du Vendée Globe plusieurs zones pour protéger cette faune. Ce sont les zones de protection de la biodiversité (ZPB).
  • Les poissons et autres créatures marines font également partie du parcours de nos solitaires. Dans les zones tropicales, les skippers font souvent la rencontre avec les poissons volants qui viennent s’échouer sur le pont ! Ils peuvent aussi apercevoir des bancs de thons ou bien encore un poisson lune, des méduses, etc.

Pour en savoir plus : 
Mais qui voilà ?
 

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  • Je souhaiterais savoir si les skippers ont emporté des cadeaux de leurs familles pour les ouvrir à Noël, parce que sinon c'est un peu triste non ?

    Flore, classe de CE2

    Comme à chaque édition du Vendée Globe, les skippers engagés dans la course fêteront Noël seuls sur leur bateau. Certains choisiront de passer un petit moment avec leurs proches lors d'une visio ou d'un appel téléphonique, si les conditions le permettent. Par exemple, Sam Davies a récemment déclaré qu'elle n'aurait "qu'une ou deux heures pour fêter Noël". Pas de répit pour nos skippers, ils ont une course à terminer ! Chacun sera ensuite libre de le fêter de nouveau à terre avec eux. Rassurez-vous, les skippers ont souvent des cadeaux de Noël à bord de leur bateau. Pour cette 10e édition, le skipper nantais Sébastien Marsset confie qu'il a à bord de son bateau un sac où il est écrit "à n'ouvrir que pour Noël".

    Eh oui, le Père Noël en profite lors de son tour du monde pour n'oublier personne !  

    Bonnes fêtes de fin d'année à tous ! 

  • Comment les skippers se protègent-ils de la foudre en mer ?

    Tout d'abord, sur une course comme le Vendée Globe, le risque zéro n'existe pas. En ce qui concerne les orages, les accidents en mer sont rares car l'eau salée est très conductrice (laisse passer le courant). L’eau va donc attirer la foudre sur elle plutôt que sur le bateau. 

    Les skippers du Vendée Globe, comme tout marin engagé dans des courses au large, doivent tout de même prendre des précautions spécifiques pour se protéger de la foudre en mer.


    Cette protection contre ces phénomènes météorologiques repose surtout sur l'équipement du bateau mais aussi sur la vigilance du skipper : 


    •    L’équipement 
    Une tresse de mât en cuivre reliée aux boulons métalliques de la quille permet par exemple une « mise à la terre ». C’est-à-dire qu’elle fonctionne comme un paratonnerre. Ce système vient ainsi rediriger l’énergie d’un impact de foudre directement vers l’eau via des câbles conducteurs reliés au mât et à des plaques métalliques immergées sous la coque.


    Dans les bateaux de course, les systèmes électroniques sont aussi généralement protégés par des matériaux isolants pour limiter les dommages.


    •    La vigilance
    Les skippers évitent de toucher des parties métalliques du bateau et se tiennent à l’écart des mâts et des câbles pendant un orage. Les skippers surveillent aussi les prévisions météorologiques pour identifier les zones orageuses pour tenter de les éviter autant que possible.

  • Comment font les bateaux pour quitter les pontons et remonter le chenal ? Sont-ils au moteur ? Si oui, comment puisque les moteurs sont plombés pour la course ?

    Tous les IMOCAS sont équipés d’un moteur. Il sert essentiellement à charger les batteries qui alimentent tous les appareils nécessaires à la navigation (pilote automatique, ordinateur de bord, radar, etc.) et à la vie à bord (hydrogénérateur, dessalinisateur, etc.).

    Dans un voilier de course, le moteur a 2 fonctions :

    • Sortir du port (ou entrer). Le jour du départ, les bateaux du Vendée Globe quittent un à un les pontons, toutes les 3 minutes. Dans le chenal, les bateaux progresseront à une vitesse de trois nœuds, soit un peu plus de 5km/h.

    Le moteur n’est pas là pour faire avancer le bateau en course. Sur un voilier, le moteur c’est les voiles et le vent, l’essence !

    • Fournir le bateau en électricité. Le moteur fonctionne grâce à de l’essence (1). L’énergie mécanique est transformée en électricité par les alternateurs (2). L’électricité est stockée dans les batteries (3). Parfois, les énergies renouvelables prennent le relai quand c’est possible (panneaux solaires et/ou hydrogénérateurs).

    Avant le départ, des arbitres montent à bord des bateaux et mettent un scellé sur l’arbre de transmission (4) (qui transmet le mouvement du moteur à l’hélice) (5). Une fois de retour aux Sables-D'Olonne, le scellé sera vérifié. S’il est toujours en place, ce sera la preuve que le marin n’a pas utilisé son moteur pour se propulser.

    Exception à la règle : En cas d’urgence (et sur autorisation de l’organisation de course), le skipper peut utiliser son moteur (sauvetage, mise en sécurité…).

    Le + : L’organisation du Vendée Globe a annoncé qu’en 2028, pour la 11e édition, les skippers n’auront pas le droit d’utiliser un moteur fonctionnant avec une énergie fossile pour produire de l’électricité à bord. Les marins devront privilégier les énergies renouvelables.

    Le + : Ils disposent de 200L à bord maximum. Cela leur permet d’assurer notamment une autonomie de 5 heures en cas d’urgence.

    Cliquer sur l'image pour l'agrandir

  • Quel est le skipper le plus expérimenté ?

    Jean Le Cam est le skipper le plus expérimenté, c'est la 6e fois qu'il participe à la course : un record ! Ce n'est alors pas surprenant qu'on le surnomme "le Roi Jean".

    Il n'a jamais gagné le Vendée Globe mais il a toujours occupé le top 10. Pour cette 10e édition, il est le plus âgé des skippers (65 ans). Il a 42 ans d'écart avec Violette Dorange, la plus jeune à participer pour cette édition. Bien qu'il soit une figure incontournable du Vendée Globe, d'autres skippers de la flotte sont eux aussi très expérimentés : Jérémie Beyou, Arnaud Boissières, Samantha Davies sont eux aussi des habitués de l'Everest des mers. Ils n'en sont pas à leur premier tour du monde, les mers du sud n'ont (presque) plus de secrets pour eux. 

  • Le cachalot

    Le cachalot est visible dans le monde entier mais aujourd'hui à cause du réchauffement climatique on le retrouve plutôt dans l'hémisphère nord. La femelle et le jeune cachalot restent dans les eaux chaudes. Quant au mâle, il peut remonter dans les mers polaires arctiques ou descendre vers l'Antarctique.  


    Il se nourrit particulièrement de calmars géants. 
    L'huile extraite de la graisse du cachalot a longtemps été utilisée pour fabriquer des bougies, cosmétiques ... ce qui a contribué au déclin de l'espèce.

  • La tradition veut que lors de son premier passage de l'équateur, on doit faire la fête. Cela sera-t-il le cas pour un ou plusieurs skippers ? Feront-ils vraiment quelque chose de spécial sur leurs bateaux ?

    Classe de CM1 de l'école Vert le Petit

    L’équateur est une ligne imaginaire qui fait le tour de la terre à son endroit le plus large. Il mesure environ 40 075 km. Il marque la séparation entre les hémisphères Nord et Sud. L’équateur est à la même distance des pôles Nord et Sud.

    Le passage de l‘équateur appelé "le passage de la Ligne" est une tradition à laquelle tous les marins tiennent. Cette tradition consiste à offrir quelque chose à Neptune (le dieu de la mer) pour lui faire plaisir et ainsi éviter sa colère. Tous les skippers du Vendée Globe n'offrent pas la même chose à Neptune, certains versent quelques gouttes d'alcool, de jus d'orange ou d'autres surprises souvent très appréciées par nos skippers. Sam Goodchild a par exemple décidé de partager avec Neptune un morceau de son chocolat préféré : "un morceau pour moi, un morceau pour le bateau et un morceau pour Neptune". Espérons que le dieu de la mer s'en rappellera !

    Le passage de l'équateur pour cette 10e édition : https://vendeeglobejunior.vendee.fr/vue-detaillee/traversee-de-lequateur-pour-les-skippers 

  • Comment dorment les skippers pendant la course ? Si jamais il y a un problème technique avec l'imoca pendant qu'ils dorment, que se passe t'il ?

    Les skippers ne gèrent pas leur sommeil comme toi et moi, ils n’alternent pas entre un long temps d’éveil la journée et un long temps de sommeil la nuit. Comme ils sont seuls pour naviguer, ils doivent toujours être vigilants pour s’assurer que le bateau va bien dans la bonne direction et à la bonne vitesse.

    Pour cela, ils ne dorment que de toutes petites périodes de 20 minutes à maximum 2 heures. Et ces périodes sont réparties sur toute la journée et la nuit, on parle alors de sommeil fractionné. Cela demande au corps un effort supplémentaire pour vivre à ce rythme, mais peu à peu ils s’y habituent. Les skippers doivent néanmoins faire très attention à ne pas être trop fatigués, car cela peut leur faire faire des bêtises, voir les mettre en danger. Ils savent donc qu'ils doivent suffisamment dormir pour rester lucides et prendre les bonnes décisions.

    Les skippers dorment sur un lit aussi appelé "banette". Désormais les matelas sont adaptés pour atténuer les chocs et sont parfois équipés de ceinture pour bien maintenir le skipper. Charlie Dalin explique d'ailleurs que le bateau bouge parfois beaucoup "comme un avion dans des turbulences". Le sommeil est devenu un réel atout dans la course, et participe à la bonne performance. Les skippers l'ont bien compris et s'entourent de professionnels du sommeil pour optimiser leur temps de repos. Dormir est en fait un véritable challenge dans une course comme le Vendée Globe.

    Avant d'aller se reposer, les skippers n'oublient pas de régler leur réveil et d'activer toutes les alarmes pour les prévenir en cas de problèmes. Eh oui, le bateau ne s'arrête jamais, les navigateurs ont tout de même une course à gagner !

    Pour en savoir plus : Explique-moi le Vendée Globe : Le sommeil - TV Vendée : https://www.youtube.com/watch?v=c16u4-v_oMg 

  • Pourquoi y a t-il autant de français parmi les skippers ?

    Classe de CM2

    Le Vendée Globe compte beaucoup de skippers français bien que cette course soit ouverte à toutes les nationalités. Pour cette 10e édition, sur les 40 skippers engagés dans la course, 27 sont français.

    L'engouement des skippers français pour cette course n'est pas surprenant. La France est un pays ouvert sur la mer (La Manche, l'Océan Atlantique, Mer Méditerranée). C'est pourquoi quelques régions comme la Bretagne, la Vendée, et la Charente-Maritime ont une culture tournée vers la navigation et plus spécifiquement la voile. En effet, la façade atlantique française, avec des bases nautiques reconnues comme Lorient, Les Sables-d’Olonne ou La Rochelle, offre des conditions idéales pour s’entraîner en haute mer.

    De plus, avec une culture profondément enracinée dans la mer, des événements prestigieux comme le Vendée Globe, la Route du Rhum ou la Solitaire du Figaro ont vu le jour, contribuant à l'attrait pour ces compétitions et le monde de la voile. Il ne faut pas non plus oublier que le créateur du Vendée Globe, Philippe Jeantot, est... français !

    Depuis quelques éditions, le Vendée Globe attire des skippers d'autres nationalités, la passion française pour la voile et les grands événements nautiques s'exporte même à l'international. En 2016, le skipper japonais Kojiro Shiraishi devient le premier Asiatique à prendre le départ du Vendée Globe. 

  • Les skippers doivent emmener différentes tenues à bord. À quelle fréquence se changent-ils et comment font-ils leur lessive ?

    Classe de CE1

    Les skippers emmènent un nombre de tenues limité afin d’optimiser la place et le poids dans le voilier. Ils ont une tenue de base qu’ils adaptent selon le climat ou bien selon ce qu'ils doivent faire (manœuvres, réparations, etc.). La tenue se compose de trois couches


    1. La première collée à la peau du skipper sert à la régulation corporelle, 
    2. La seconde plus épaisse apporte la chaleur et enfin 
    3. La dernière est imperméable afin que les deux premières restent sèches. 

    Les skippers emmènent un équipement de sécurité qu’ils utilisent lorsque les conditions sont difficiles ou bien lors de manœuvres dangereuses. À bord, ils doivent obligatoirement avoir une combinaison de survie pour les situations extrêmes (naufrage par exemple), elle est entièrement étanche et maintient la température corporelle dans l’eau pendant plusieurs heures ; faite en néoprène (matière des combinaisons de plongée) elle assure également la flottaison. 

    Avant le départ de la 10e édition, les skippers confiaient au journal Ouest France qu'ils embarquaient très peu de vêtements (faute de temps, de place et pour ne pas surcharger leur bateau). Maxime Sorel avouait : "j'ai prévu un caleçon tous les deux jours" tandis que Romain Attanasio révélait n'emporter "qu'un change par semaine".

    En réalité, les skippers se préoccupent très peu de la saleté de leur vêtement, en revanche ils font très attention à l'humidité qui peut leur causer des problèmes de peau. C'est pourquoi les lessives pendant le Vendée Globe se font rare, car après avoir lavé leur vêtement, il faut aussi les sécher, chose parfois difficile sur un voilier de course au large ! De plus, il faut de l'eau douce pour faire des lessives. Cela demande des efforts et de l'énergie au skipper (utilisation du dessalinisateur). Le plus souvent il préfère économiser l'eau et se concentrer sur sa course !

  • Le saumon royal

    Le Quinnat est plus grand saumon américain, très apprécié par les pêcheurs sportifs. Il peut atteindre 1,5 mètres pour 60 kilos. Il remonte les fleuves pour se reproduire. La surpêche et la construction de grands barrages ont fait disparaître l'espèce de beaucoup de régions en Amérique. Des tentatives de réintroductions sont régulièrement menées. 

  • Les courants de fond

    En profondeur, les courants sont plus lents qu’en surface.
    Ceci est dû aux différences de température et de teneur en sel de l’eau. Les eaux salées et froides descendent vers le fond, alors que les eaux plus douces et chaudes sont plus légères et remontent à la surface. C’est ce qu’on appelle la circulation thermohaline.

  • Les courants de surfaces

    Ils sont provoqués par les vents qui entraînent avec eux les couches superficielles d’eau de mer.

    Certains courants nés sous les tropiques sont chauds, comme le Gulf Stream qui est à l’origine de notre climat doux en Europe. D’autres, venus des régions polaires, sont froids. Ces courants tournent dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Nord, et dans le sens contraire dans l’hémisphère Sud.

  • Les courant aériens

    Comme les océans, l’atmosphère est parcourue par des courants aériens. Par exemple le Jet Stream.
    Ces vents suivent le courant océanique du Gulf Stream et atteignent 200 à 300 km/h.

  • La pieuvre géante

    De la famille des octopodes, elle possède 4 paires de bras d'environ 3 mètres chacun et munis d'environ 200 ventouses. De couleur rougeâtre, elle peut se camoufler grâce aux pigments de sa peau. Lorsqu'elle se sent en danger, elle lâche un nuage d'encre qui la cache de son agresseur. 

  • Le krill

    Nom générique désignant de petits crustacés des eaux froides, le krill constitue la base de nombreuses chaînes alimentaires des écosystèmes océaniques.

     

    Se nourrissant d'algues qui se forment sous la banquise, sa quantité a chuté ces dernières années en raison du réchauffement climatique. 

  • L'idole des Maures

    Ce poisson vit dans les récifs coralliens côtiers.


    Sa nageoire dorsale est prolongée en un très long filament. C'est un poisson emblématique des récifs coralliens de l'Océan Indien.

    En Polynésie, il est vénéré et relâché lorsqu'il est pêché. 

  • Comment les skippers vont-ils aux toilettes dans le bateau ?

    Pour économiser de la place et du poids, il n’y a pas de salle bain à bord des voiliers de course du Vendée Globe. Et qui dit « pas de salle de bain », dit « pas de toilettes ». Afin de se soulager, les skippers utilisent tout simplement … Un seau ou bien un sac biodégradable ! Pour tirer la chasse d'eau il leur suffit simplement de vider le seau par-dessus bord et de le nettoyer ensuite avec de l’eau de mer. Rassurez-vous le seau pour aller aux toilettes n'est pas le même que celui utilisé pour la douche ! 

  • Le homard européen

    Cet animal, attaché à son territoire, est principalement nocturne. Il passe la journée dans un trou. Il peut vivre près de 50 ans ! Le homard effectue chaque été une migration pour se reproduire. 

  • Qu'est ce que les skippers mangent pendant la course ?

    Comme vous, les skippers mangent 3 repas par jour, ainsi que des petits goûters avant un effort intense. Ils mangent la plupart du temps de la nourriture lyophilisée, c'est-à-dire qu'on lui a enlevé son eau afin de la réduire en poudre. Nos marins mélangent cette poudre avec de l'eau pour reconstituer le plat. Les plats sont réduits en poudre, pour gagner de la place à bord et pour ne pas alourdir le bateau - un bateau plus léger va plus vite !

    Les skippers prévoient également des aliments non déshydratés et qui se conservent facilement : des pâtes, des plats préparés mis sous-vide, quelques boîtes de conserve, des fruits secs... En effet, les diététiciens conseillent aux skippers d’emporter des aliments non lyophilisés pour ne pas perdre les muscles utiles à la mastication.

    Ils emmènent aussi de la nourriture pour se faire plaisir, du chocolat par exemple, et pour avoir un apport en calorie suffisant. Eh oui, la nourriture fait du bien aux organismes, qui bien nourris, fonctionnent mieux pour manœuvrer un bateau de course.

    Pour en savoir plus : Vendée Globe 2024 : l'alimentation, un élément essentiel de la performance des skippers – France 3 Pays de la Loire.

  • Le goéland argenté

    Bien que souvent confondu avec la mouette, ce sont deux oiseaux totalement différents.

    Profitant des occasions, il peut à la fois être omnivore ou carnivore. Ses capacités d'adaptation font que sa population a connu une forte augmentation au XXe siècle, au point qu'il a parfois un impact négatif sur l'environnement et peut faire l'objet localement d'action de régulation des populations comme la stérilisation des œufs.

  • Le flétan de l'Atlantique

    Cette espèce de poisson comporte des poissons plats ayant les deux yeux du même côté, le droit, le côté gauche étant aveugle et non pigmenté, car faisant face au sol. Le flétan de l'Atlantique s'appelle plus communément le flétan blanc. Il vit à plus de 150m de profondeur, mais peut descendre à plus de 500m en hiver et il remonte en été.  

  • L'exocet

    L'exocet est également appelé le poisson volant. Ses nageoires très développées lui permettent de faire de grands bonds hors de l'eau pour échapper à ses prédateurs comme le thon.
    Sa taille est d'environ 20 cm et il se nourrit de plancton et de crustacés.
    Il fait parfois des sauts sur les bateaux du Vendée Globe !

  • La baleine bleue

     

    Elle peut atteindre 30 mètres de long et peser jusqu'à 200 tonnes !

     

    Munie de fanons, elle se nourrit essentiellement de krill et de petits bancs de poissons. La chasse à la baleine a failli causer son extinction. Cette pratique est  interdite depuis 1986. Les skippers du Vendée Globe peuvent parfois les croiser : attention aux collisions !

     

    Le sais tu ? 

    La baleine bleue est une espèce en danger d'extinction. 

  • L'albatros hurleur

    Aussi appelé Grand Albatros, il est le plus grand et le plus lourd représentant des albatros avec une envergure d'environ 3.5 m. Il passe près de 95% de son temps de sa vie en vol. Il a développé une technique de « vol plané dynamique » : pour éviter de se fatiguer il ne bat pratiquement jamais des ailes.

  • La tortue franche

    Appelée aussi tortue verte, elle est très répandue dans sud-ouest de l’océan indien et peut donc croiser la route des skippers. Le nom de tortue verte est dû à la couleur de sa chair et non de sa carapace puisqu’elle est herbivore. 

  • L'anticyclone des Açores

    L’anticyclone est une zone de haute pression. Lorsque la pression augmente et est supérieure à 1015 hPa (hectoPascal), cela annonce du beau temps.
    Sous l’effet de cette pression qui augmente, les vents diminuent et favorisent l’arrivée d’un meilleur temps mais pas forcément pour aller vite.

  • Le pot au Noir

    Le Pot au Noir est une zone redoutée pour son climat changeant. Également appelé zone de convergence intertropicale (ZCIT), le Pot au noir ceinture la Terre au niveau de l’Équateur. Les skippers le traversent donc deux fois lors leur voyage autour du monde.
    À l’abord de cette zone, les alizés (vents porteurs) qui portent les voiliers avec des vents de sud-ouest dans l’hémisphère nord, et de nord-ouest dans l’hémisphère sud, s’élèvent soudainement verticalement privant les marins de vent horizontal.

     

    Cette zone est très instable, dans une mer très calme, les vents peuvent subitement devenir violents et être accompagnés par des pluies diluviennes.

     

  • L'anticyclone de Sainte Hélène

    Particulièrement instable et  mobile, l’anticyclone de Sainte-Hélène oblige les skippers à passer très au large des Côtes de l’Afrique.
    L’objectif des skippers est de passer le plus près de l’anticyclone pour « attraper » les vents qui tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sans se laisser piéger par cette large zone de haute pression qui peut engendrer des retards très importants.



    Sainte-Hélène est aussi une île située au cœur de l’anticyclone, à 2 000 kilomètres des côtes africaines et à plus de 3 000 kilomètres du Brésil. L’île a hébergé un très célèbre français… Napoléon 1er y a été exilé en 1815 jusqu’à sa mort en 1821.

  • Les 40e Rugissants et 50e Hurlants

    Entre les 40e et 50e parallèles dans l’Hémisphère sud, tout autour de l’Antarctique, aucun obstacle, aucun continent n’est présent pour entraver la folle course des dépressions nées de la rencontre entre air chaud et air froid. Cette zone est connue pour ces vents forts et sa mer démontée.
    Ces dépressions sont à l’origine de vagues impressionnantes amplifiées par la force du vent qui souffle sans discontinuer sur de très longues distances. Cette zone est redoutée par les skippers pour ces tempêtes et ces vagues redoutables.
     

  • El Niño

    C’est une anomalie climatique qui se produit tous les 3 à 7 ans. Le nom “El Niño”, enfant Jésus en espagnol, vient du fait que cet événement se produit à Noël au Pérou. El Niño est un courant marin chaud qui réchauffe les eaux des côtes du Chili et du Pérou et empêche la remontée “normale” des eaux froides profondes. 

     

    Conséquences : 

    - L’eau chaude empêche la reproduction du plancton, les poissons se raréfient et meurent. Cela entraîne de nombreuses famines dans les pays littoraux

    - Le nord de l’Amérique du Sud connaît une grande sécheresse, alors que des pluies diluviennes s’abattent sur la côte ouest de l’Amérique du Sud.

  • Le port des sables d'Olonne

    Le port des Sables d’Olonne est composé de plusieurs bassins : de pêche, de plaisance et de commerce. A l’occasion du Vendée Globe, un village est aménagé au niveau du Port Olona. C’est le port de plaisance de la ville. 

  • Le Golfe de Gascogne

    Bien qu’il qualifie plus une zone géographique située entre le sud de la Bretagne et la pointe nord-ouest de l’Espagne, le Golfe de Gascogne est le siège d’un phénomène de basses pressions appelées dépressions atmosphériques qui peut amener des coups de vent mémorables, des houles impressionnantes et cassantes et des pluies soutenues.
    Ajouté à un trafic maritime assez dense, le Golfe de Gascogne se révèle comme le premier piège météo des skippers.

  • L'équateur

    L’équateur est une ligne imaginaire qui fait le tour de la terre à son endroit le plus large. Il mesure environ 40 075 km. Il marque la séparation entre les hémisphères Nord et Sud. L’équateur est à la même distance des pôles Nord et Sud.

    Le passage de l‘équateur appelé “le passage de la Ligne” est une tradition à laquelle tous les marins tiennent. En équipage, quand un marin passe pour la première fois l’équateur, il est chahuté par ses camarades et ils font des offrandes à Neptune, le roi des mers. C’est un moment de fête, comme un baptême initiatique. Les nouveaux du Vendée Globe perpétuent, seuls, la tradition ! 

  • Le Cap de Bonne Espérance

    C’est l’un des caps les plus dangereux au monde du fait des vents violents qui y sévissent et des courants contraires des océans Atlantiques et Indien. Pour les navigateurs du Vendée Globe, le franchissement de ce cap symbolise l’entrée dans les mers froides et agitées du sud du globe.

     


     

    En 1488, un explorateur portugais, Bartolomeu Dias, tente de contourner par le sud la côte africaine afin de trouver une route maritime vers les Indes. Aux alentours du sud du continent africain, la flotte est prise dans une tempête qui rabat vers la côte, à hauteur de la baie Sainte-Blaise (appelée aujourd’hui baie Mossel), à 370km à l’est de la pointe de l’Afrique du Sud. Bartholomeu Dias s’aperçoit qu’ils ont franchi, sans le voir, le Cap de Bonne Esperance et son maintenant dans l’Océan Indien. Il décide de poursuivre l’exploration, mais son équipage se rebelle. En faisant demi-tour, il reconnait la pointe et la nomme Cap des tempêtes. Par la suite, pour ne pas effrayer les marins, un nouveau nom lui sera donné : Cap de Bonne Esperance.
    Cette découverte est capitale : elle prouve qu’il existe une route maritime vers les Indes. 
     

  • La Zone d'Exclusion Antarctique (ZEA)

    Dans cette zone très australe, un danger guette les marins : il s’agit des icebergs, ces blocs de glace qui se détachent du continent, ou encore les growlers, des morceaux de glace flottant en surface et difficiles à repérer sur le radar. Pour éviter un maximum le danger pour les participants, la direction de la course a mis en place une Zone d’Exclusion Antarctique : il s’agit d’une ligne imaginaire (formée de 72 points en fonction de la position des glaces au moment de la course) qu’il est interdit de franchir, imposant ainsi aux skippers de ne pas trop s’approcher de l’Antarctique et donc de ces dangers invisibles. 

  • Le cap Leuuwin

    Situé à la pointe Sud-Ouest de l’Australie, le cap de Leuuwin est très au nord de la route empruntée par les skippers. Il ne constitue pas, comme on semble souvent le croire, l’entrée dans le Pacifique qui commence au sud de la Tasmanie.
    Au cours de la course, ce cap marque le départ définitif pour les mers du sud avec ses conditions météo extrêmes. C’est un peu le début de l’ascension du sommet de l’Everest !

    Ce cap doit son nom au navire hollandais Leeuwin (lionne en flamand) qui le découvrit en 1622.
     

  • Le point Nemo

    Le point Nemo ou « pôle maritime d'inaccessibilité » est le point de l’océan le plus éloigné de toute terre, l’île la plus proche est située à 2 688 kilomètres.

     


    Ce point doit son nom au Capitaine Nemo, célèbre personnage du roman de Jules Verne « Vingt mille lieues sous les mers ». En effet, Nemo signifie en latin « nul » ou « personne ». 

  • Le Cap Horn

    Les vents forts et les vagues puissantes de cette région ont donné au Horn la réputation d’être certainement le passage le plus périlleux pour les navires.
    Passer le Cap Horn est l’occasion de  célébrer à bord. En effet, pour les skippers du Vendée Globe, le plus dur est passé : fini les icebergs, les conditions polaires, les gants, les bonnets, etc. Pour passer ce cap il a fallu descendre au maximum, longer le 60e et maintenant, route vers le Nord : la mer se réchauffe et les vents se calment. C’est la dernière ligne droite avant l’arrivée. Mais attention, il faut rester vigilant car tout peut encore arriver !

     


    Ce cap porte le nom d’une ville des Pays-Bas, Jacques Lemaire, Guillaume Schouten et leur équipage, partis le 16 mai 1615 du port de Horn aux Pays-Bas ont atteint le Cap Horn le 31 janvier 1616, pour la première fois. Ils lui donnèrent le nom de leur port d’origine.