Un si beau
bateau

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Tous les lundis

Chaque monocoque de 60 pieds possède un mât, une quille, un cockpit… Quelle est leur fonction respective ?

La quille

Pour éviter que le bateau ne chavire, il y a un élément indispensable qui est immergé sous la coque : c’est la quille.

La forme de la coque du bateau est étudiée pour que le bateau reste le moins possible dans l’eau afin que les skippers gagnent en vitesse. Mais avez-vous remarqué ce que cela provoque sur la position du voilier ? Il penche, on dit aussi qu’il gite !
La quille permet de garder le bateau en équilibre sur l’eau : pour cela elle est lestée d’un bulbe de plomb de trois tonnes. Grâce à son poids le bateau reste enfoncé dans l’eau et empêche ainsi le voilier de chavirer.

Pour que le bateau puisse continuer de "voler" sur l’eau, la quille est pendulaire c’est-à-dire qu’elle s’oriente de bâbord à tribord. Cela permet aux marins de garder la voile la plus grande et donc de garder de la vitesse. 

Depuis l’édition 2012-2013, durant laquelle il y a eu beaucoup d’incidents mettant en cause la quille, elle est soumise à une certaine réglementation. Elle doit notamment être fabriquée en acier inoxydable (qui ne rouille pas) et elle doit être peinte dans une couleur « repérable ». Par exemple la quille du bateau Hugo Boss d’Alex Thomson est rose fluo ! 
 

Les outriggers

Les outriggers sont des tubes en carbone placés de chaque côté du mât. Ils sont reliés au mât par des câbles : les haubans
Les IMOCAs équipés de ces outriggers, ont choisi d’avoir un mât aile. Ce type de bateau a besoin de ces tubes en carbone, implantés à bâbord et à tribord du mât pour le renforcer. Les voiles gonflées par le vent poussent très fort sur le mât et seul, il ne pourrait supporter toute cette tension ! (exemple : le bateau de Boris Herrmann)
Sur les autres bateaux munis d’un mât traditionnel, comme celui de Manuel Cousin sur Groupe Sétin, il n’y a pas d’outriggers. Le mât est maintenu aussi par des haubans mais ils sont plus prêts de lui et sont reliés à des barres de flèches (des barres horizontales sur le mât). 
Les outriggers permettent aussi aux skippers de se tenir lorsqu’ils sont sur le pont.
En savoir plus : Explique-moi, focus sur les outriggers. TV Vendée.


Témoignage  d’un dépannage sur la Mie Câline d’Arnaud Boissières, 10/11/2020
Depuis le départ, une voile d’avant (le gennaker) était bloquée en haut du mât.
Arnaud Boissières s’est hissé à 25 mètres pour atteindre ce hook défectueux et faire tomber cette voile.
En descendant, le gennaker est tombé à l’eau et s’est enroulé autour de l’outrigger :
"Une fois là-haut, la vue était belle mais il y avait deux bateaux de pêche juste devant moi. J’ai eu un gros dilemme, soit je continue mon ascension, soit je redescends en catastrophe. J’ai choisi de continuer, il me restait à peine 2 mètres. J’ai finalement descendu le gennaker mais en descendant, il s’est enroulé sur l’outrigger et est tombé à l’eau. Je n’ai pas eu le temps de faire de photos, je suis descendu en deux secondes pour ramasser la voile. J’ai dû aller au bout de l’outrigger ! Cette journée était sur le thème de l’équilibrisme !"

 

La coque

La coque est la partie qui permet au bateau de flotter. Sur le Vendée Globe, les bateaux n’en ont qu’une : ce sont des monocoques.

A l’intérieur, la coque est partagée entre la cellule de vie (où le skipper mange, dort, analyse sa route...) à l’abri des vagues, les ballasts et la soute à voiles.

A l’extérieur, nous allons parler de la carène, la forme de la coque et de l’étrave, le « nez » du bateau : ces deux éléments ont beaucoup évolué depuis la dernière édition du Vendée Globe.

Pour aller vite, il faut être léger : les coques sont faites majoritairement en carbone. Mais il faut aussi limiter la trainée, c’est à dire le frottement de la coque sur l’eau. Car, évidemment, vous l’aurez compris, cela ralentit le bateau !

Quand la coque touche l’eau, ça tape fort ! Avant les étraves étaient très fines pour "percer" les vagues (exemple : le bateau de Jean Le Cam). Maintenant, les nouvelles étraves sont volumineuses et arrondies pour permettre au bateau de redécoller le plus vite possible (exemple : le bateau d'Armel Tripon).

Non, non, vous ne rêvez pas, nous ne parlons pas d’avions mais bien de bateaux… volants. 

Les skippers vont devoir bien s’accrocher !

 

Le mât

Le mât des bateaux du Vendée Globe mesure 29 mètres de haut maximum, cela représente 5 girafes les unes au-dessus des autres ou un immeuble de 9 étages ! 
Le mât permet de soutenir les voiles qui serviront à faire avancer le bateau. C’est pourquoi il peut pivoter sur lui-même pour que le vent souffle correctement dans les voiles.
Le mât fait partie des éléments les plus lourds du bateau. Pour le soutenir et lui permettre d’être facilement manœuvrable, certains bateaux sont équipés d’outriggers, deux énormes tubes que l’on trouve à la base du mât.

En savoir plus : Explique-moi, focus sur le mât. TV Vendée.

 

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