Ce samedi 1 er mars, le public est venu acclamer le skipper de Coup de pouce alors qu’il revenait de son deuxième tour du monde. C’est sous un soleil éclatant que Manuel Cousin est revenu aux Sables-d’Olonne après 111 jours en mer , se hissant à la 31 e place du classement général de la 10 e édition du Vendée Globe. Il faisait partie des trois derniers skippers toujours en mer avec Fabrice Amedeo et Denis Van Weynbergh . Il n’a certes pas établi de nouveau record, ni battu son temps référence de son précédent Vendée Globe (23 e en 2020), mais sa performance peut être grandement saluée. Manuel Cousin , c’est le marin aux yeux qui pétillent et au sourire communicatif de cette 10 e édition. Il n’a pourtant pas eu une course facile, puisque les soucis techniques et les aléas météorologiques sont venus perturber à plusieurs reprises sa navigation. Pour cette nouvelle édition, son bateau avait été modifié sur plusieurs points et avait même été allégé d’une tonne. Un poids plus léger qui lui a permis de gagner en vitesse. Sa course aurait pu se terminer très rapidement, début décembre, il percute un OANI (objet ou animal non identifié). Une collision qui a fait basculer sa course, le skipper n’a pas été touché, mais le bateau a eu quelques « bobos ». Le plus vendéen des normands naviguait sur un bateau à dérive. Après cet incident, il a bataillé jusqu’au cap Horn avec Fabrice Amedeo , avant de parvenir à le distancer. Mais chez Manuel Cousin , le positif chasse toujours le négatif et le public, venu très nombreux sur le chenal, lui a fait oublier tous les problèmes rencontrés : « (…) vivre la remontée du chenal, ça vaut toutes les galères du monde. (…) l’être humain oublie vite les mauvais moments et ne fait que garder les bons. Et ça permet d’effacer toutes les galères !» . Eh oui, les solitaires du Vendée Globe passent par toutes les émotions. Lors des vacations avec la Direction de course les skippers n’hésitent pas à se confier sur tous leurs états d’âme. Manuel Cousin avoue qu’il a vécu sa course comme « un ascenseur émotionnel avec des dizaines d’émotions différentes ». Charlie Dalin est arrivé après 64 jours en mer , établissant un nouveau record dans l’histoire du Vendée Globe. Manuel Cousin quant à lui, est resté 47 jours de plus en mer, soit 111 jours ! Tout le monde voulait donc savoir si le skipper de Coup de pouce avait eu assez de nourriture jusqu’à l’arrivée, et il semblerait que oui. D’autres s’interrogeaient sur le ressenti du skipper après avoir passé un certain temps en mer. Manuel Cousin ne semble pas particulièrement affecté par ce long périple : « En mer, on est dans un espace-temps complètement différent. Je ne vais pas dire que c’est passé vite mais je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir fait 111 jours en mer ! » Sur les pontons, les Vendéens Arnaud Boissières et Benjamin Dutreux attendaient leur camarade de course pour le féliciter d’avoir bouclé son deuxième Everest des mers. Manuel s’est prêté avec enthousiasme aux jeux des questions et est ensuite venu rejoindre le podium où la foule l’attendait. Avec sa sympathie légendaire, Manuel Cousin a échangé avec ses supporters. Profondément touché par le nombre de personnes venues l’accueillir, il ne semblait pas pressé de quitter la scène. La magie du Vendée Globe c’est aussi ça : beaucoup de public pour applaudir les premiers, mais aussi les derniers ! On est désormais habitué : les skippers choisissent la musique qui résonne lorsqu’ils approchent des célèbres pontons du Vendée Globe. Manuel Cousin a choisi la chanson « Recommence-moi » de Santa, comme un signe qu’il souhaite revenir pour 2028 ? Bravo Manuel ! Photo : Site officiel du Vendée Globe. Manuel Cousin, 31e du Vendée Globe | Finish Recap | Vendée Globe 2024
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Après plus de 90 jours en mer, le Suisse-allemand Oliver Heer et le Chinois Jingkun Xu viennent de terminer leur tout premier Vendée Globe. Zoom sur ces deux bizuths désormais finishers. Olivier Heer C’est son rêve d’enfant que vient d’accomplir le skipper Oliver Heer . Après 99 jours de course, il rejoint le tant convoité groupe des finishers du Vendée Globe. Passionné de voile, Oliver Heer fait d’abord carrière dans le commerce. Suite au décès de son père, il décide de se consacrer entièrement à sa passion. Rapidement, il rejoint les équipes du skipper britannique Alex Thomson où il gravit les échelons pour finalement devenir « boat-captain » (responsable du bateau). L’idée germe dans sa tête : un jour ce sera lui qui fera le Vendée Globe. Encouragé par Alex Thomson , Oliver Heer tente l’aventure pour cette 10 e édition. Son projet est ambitieux, son bateau date de 2007 et le budget est très serré. Toutefois, sa détermination est sans faille. Oliver Heer sait qu’il ne pouvait pas rivaliser avec les premiers, ce qu’il souhaitait avant tout était de couper la ligne d’arrivée. Et au terme d’une course éprouvante où les avaries et les tempêtes se sont enchainées, le skipper de Tut Gut a enfin mis le pied à terre… sur les pontons du Vendée Globe. Jingkun Xu L’image est symbolique. Ce mardi 18 février 2025, les drapeaux chinois flottaient sur le mythique chenal des Sables-d’Olonne. Jingkun Xu est l’un des deux skippers handisports de cette 10 e édition avec Damien Seguin . Amputé de la main gauche, le marin chinois vient d’accomplir un exploit : terminer l’Everest des mers. Il est désormais le premier skipper chinois à boucler le Vendée Globe ! À la suite de son accident où il perd sa main gauche, il voit son destin basculer : il ne pourra pas reprendre la ferme familiale. Très vite, il se tourne vers le monde de la voile et, en 2008, il participe aux Jeux paralympiques avec l’équipe de voile chinoise. Pendant son Vendée Globe, Jingkun connait beaucoup de problèmes , à la fois techniques et corporels . Tenace, il s’accroche à son rêve de boucler l’Everest des mers. Après 99 jours en mer, c’est désormais chose faite ! Au fil de sa course, le solitaire chinois n’a eu de cesse de nous partager sa joie communicative, s’émerveillant d’un bon repas ou d’un beau coucher de soleil. Bravo Oliver et Jingkun ! Photo : Site officiel du Vendée Globe.
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Vous avez été nombreux à poser vos questions sur le Vendée Globe. Découvrez toutes les réponses à vos interrogations ! Pas toujours facile de comprendre tout ce qui compose l’Everest des mers : pourquoi est-ce une course en solitaire ? Comment se passent les stages médicaux lors de la préparation ? Qui a eu l’idée de créer le Vendée Globe ? Si cette course peut susciter un tas de questions, nous avons pris le temps d’y répondre ! Découvrez la page dédiée aux questions les plus fréquentes en cliquant ici . De nouvelles réponses seront publiées chaque semaine. Et si vous savez déjà tout, bravo !
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Il y a un mois pile, Éric Bellion annonçait son abandon au large des îles Malouines (au sud de l’Amérique du Sud). Le skipper de Stand As One – Altavia avait subi plusieurs avaries sur l’axe de son étai de J2 (voile d’avant), malgré des réparations, la stabilité de son mât était devenue trop incertaine pour naviguer en toute sécurité. Éric Bellion s’est dérouté à l’est des Malouines pour se mettre à l’abri à Port Stanley et attendre l’arrivée de son équipe. Une fois sur place, le marin a pu compter sur un élan de solidarité pour l’aider dans ses réparations. Grâce à un travail collectif, son IMOCA a pu être réparé. Éric Bellion a repris sa route quelques jours plus tard, mais le Vendée Globe étant une course sans escale et sans assistance, Éric Bellion naviguait désormais hors-course . Mercredi 12 février 2025, le skipper était de retour aux Sables-d’Olonne après 93 jours en mer. Bien qu’il soit hors-course, Éric Bellion a eu le droit à un accueil chaleureux dans le chenal et sur les pontons du Vendée Globe. En reprenant sa course, il aura su montrer qu’il était capable de terminer cet Everest des mers, coûte que coûte : BRAVO ! Une chose est certaine, ce Vendée Globe n’aura pas enlevé le sens marin qui a toujours animé Éric Bellion . À peine arrivé, il a confié qu’un troisième Vendée Globe le tenterait bien : « j’aimerais beaucoup revenir ». Photo par Olivier Blanchet / Alea. Site officiel du Vendée Globe.
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Violette Dorange, c’est la benjamine de ce 10 e Vendée Globe. Il y a plusieurs mois, peu de gens connaissaient cette jeune femme pétillante de 23 ans. Pourtant, avant le top départ de cette course mythique, l’effervescence autour de Violette grandissait chaque jour un peu plus. Il faut dire que la jeune navigatrice n’avait encore jamais régaté autour du monde. Néanmoins elle pouvait déjà se vanter d’avoir été la première fille à traverser la Manche en optimist alors qu’elle n’avait que 15 ans ! Elle n’avait rien à prouver, toutefois elle voulait montrer qu’elle était capable de réaliser d’autres exploits, comme faire le Vendée Globe. Désormais, après 90 jours de course, le nom de Violette Dorange est dans tous les esprits, et aussi sur toutes les pancartes réalisées pour l’accueillir lors de sa remontée dans le chenal ! « Je suis tellement heureuse d’avoir réussi ce tour du monde. Je suis allée au bout de mon rêve, je suis allée au bout de cette aventure.» Ce dimanche 9 février, le chenal n’avait d’yeux que pour elle. Et c’est sous un ciel grisonnant que la skipper de Devenir est venue illuminer la journée de ses nombreux supporters. En franchissant la ligne d’arrivée à 11h39 après 90 jours 22 heures et 37 minutes de course, Violette Dorange a marqué à jamais l’histoire du Vendée Globe en devenant la plus jeune concurrente féminine à boucler l’Everest des mers. « Je pense que je suis encore sous le choc, je suis sidérée du monde qu’il y avait, c’était incroyable ! » Une aventure sans filtre Un Everest des mers qu’elle aura pris plaisir à partager, sans filtres, à ses supporters de plus en plus nombreux au fil des jours de course. Bien souvent, entre concurrents, on n’aime pas forcément avouer que la peur nous tenaille, que le moral n’est pas bon. Violette, elle ne se cachait pas. Si elle avait peur, elle le disait. Si elle était heureuse aussi. C’est ça l’aventure : savoir affronter ses émotions dans n’importe quelle situation. Bien ancrée dans son époque, la benjamine maîtrise les moyens de communication. Pour cette 10 e édition, Violette a soufflé un vent de fraîcheur grâce à ses vidéos spontanées où elle nous partageait ses sessions de bricolage (et il y en a eu !), ses analyses météorologiques, ses manœuvres. Avec ses vidéos courtes et ludiques, Violette est parvenue à démocratiser le monde de la voile, rendant plus accessible la course du Vendée Globe. Elle n’a peut-être pas gagné la course, mais elle aura au moins gagné le cœur du public ! Un message pour la jeunesse Même si son objectif était sportif, Violette a eu à cœur de montrer également que la jeunesse était une vraie force même dans une aventure comme le Vendée Globe. Elle le dit elle-même, si son bateau se nomme « Devenir » ce n’est en aucun cas un hasard. Son projet était de terminer le Vendée Globe mais elle espérait aussi humblement inciter les jeunes, comme elle, à se dépasser, à oser, à se lancer dans l’aventure, malgré toutes les difficultés. Quoi de mieux que de terminer la course la plus difficile au monde pour prouver que l’âge ne fait pas tout ! « Je voulais montrer qu’on est capable de réaliser de belles choses, même en étant jeune. » Une performance saluée par tous En mer, on est tous frères. Et c’est un peu comme un frère adoptif, mais aussi admiratif, que Benjamin Ferré est venu attendre Violette Dorange sur les pontons : « On a l'impression qu'elle a gagné le Vendée Globe » . À quelques jours de son arrivée, c’était le vainqueur de cette édition, Charlie Dalin , qui était venu la saluer à bord d’un avion de la Marine Nationale. Pendant ce survol, le skipper de Macif Santé Prévoyance a tenu à féliciter Violette : « Bravo pour ton parcours jusqu’ici, il te reste quelques milles, quelques obstacles, mais je ne me fais pas de soucis pour toi. » Une navigatrice qui a tout d’une grande Tout au long de son Vendée Globe, Violette a fait preuve de sagesse, comme lorsqu’elle a décidé de ralentir quand les conditions de navigation étaient trop incertaines. Une gestion « en bon marin », qui lui a permis de préserver son bateau, mais lui a aussi fait perdre quelques places dans le classement. Une chose est certaine, sa carrière de navigatrice semble plus que prometteuse. Et cet après Vendée Globe commence, justement, sous les meilleurs auspices : Violette Dorange sera dès à présent la co-skipper de Sam Davies . Un nouveau chapitre s’ouvre pour le « phénomène Violette » qui naviguera avec l’une des plus grandes skippeuses du circuit de la course au large. BRAVO VIOLETTE ! Photo par Jean-Marie Liot / Alea. Site officiel du Vendée Globe.
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Pour le premier week-end des vacances scolaires, cinq skippers sont revenus de leur tour du monde. Parmi ces cinq skippers, quatre étaient des bizuths. GUIREC SOUDÉE Samedi 8 février 2025, c’est Guirec Soudée qui est arrivé après 89 jours seul en mer. Il termine à la 23e place. À seulement 33 ans, le skipper de Freelance.com est un habitué des grands défis : il a traversé l’océan Atlantique en solitaire à la rame. Ce Breton pur beurre a également réalisé un tour du monde à la voile par les pôles Nord et Sud accompagné par sa poule Monique. Désormais, il peut ajouter à son palmarès, l’Everest des mers. Bravo ! Pas de repos pour le mythique chenal des Sables-d’Olonne. Le dimanche 9 février 2025, le public est venu très nombreux pour accueillir pas moins de quatre skippers dans la même journée : Kojiro Shiraishi, Violette Dorange, Louis Duc et Sébastien Marsset. KOJIRO SHIRAISHI Après une course intense, Kojiro Shiraishi boucle son deuxième Vendée Globe en 90 jours, améliorant de 4 jours son temps de référence établi lors de l’édition 2020. Le skipper de DMG MORI Global One se hisse à la 24e place du classement et est une nouvelle fois le premier marin asiatique à boucler un tour du monde en solitaire. Mais celle que tout le monde attendait avec ferveur, était sans aucun doute la benjamine de la 10e édition : Violette Dorange. VIOLETTE DORANGE À 23 ans, Violette Dorange a tout d’une grande. Après Ellen MacArthur, c’est désormais elle la plus jeune concurrente féminine de l’histoire du Vendée Globe. Violette termine à la 25e place au terme d’une course de 90 jours où elle n’aura rien lâché. Durant sa course, celle que sa maman surnomme « la poussette des océans » n’a pas hésité à partager ses joies mais aussi ses peines, et c’est ce qui a conquis le cœur du public, qu’il soit jeune ou moins jeune. LOUIS DUC Après la skipper de Devenir, c’était au tour de Louis Duc de faire son entrée dans le chenal. Finir le Vendée Globe était inespéré pour le marin normand. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il revient de loin. Il y a quatre ans, son bateau était une épave qui venait de subir un incendie. Avant de prendre le départ du 10e Vendée Globe, le skipper de Fives Group – Lantana Environnement n’a donc pas ménagé ses efforts avec son équipe pour avoir un bateau qui tient la marée. Malgré de nombreux problèmes techniques et une météo difficile, celui que tout le monde surnomme le « viking de Carteret », termine son premier tour du monde à la 26e place grâce à une détermination inébranlable. À peine le premier pied posé à terre, Louis Duc confie qu’il craignait de ne pas réussir à boucler ce tour du monde. Il ajoute qu’abandonner après tant d’efforts aurait été dramatique : « je n’aurais pas supporté de ne pas boucler la boucle ». Les peurs désormais derrière lui, le marin n’a demandé qu’une seule chose en arrivant : « (…) c’est d’y retourner ». Le rendez-vous est pris pour 2028. SÉBASTIEN MARSSET C’est le skipper nantais Sébastien Marsset qui a fermé la marche des arrivées dans le chenal après 91 jours en mer, il termine 27e pour son premier Everest des mers. Tout comme Louis Duc, Sébastien Marsset n’aura pas eu un Vendée Globe facile : il a enchaîné les avaries et a même croisé la route d’un iceberg près de la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Le skipper de Foussier avait l’un des plus petits budgets de la flotte. Son projet était ambitieux, mais il a su démontrer qu’il n’était pas pour autant insurmontable. Et c’est peut-être ça le plus beau, faire un tour du monde avec ce qu’on a : un rêve et des personnes prêtes à vous suivre dans votre aventure. On comprend mieux le sentiment de libération et toutes les émotions qui ont accompagné l’infatigable bricoleur, que ce soit au départ de son rêve ou bien à l’arrivée. Bravo à nos nouveaux finishers ! Photo par Jean-Louis Carli / Alea, site officiel du Vendée Globe
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Vendredi dernier, l’émission 1jour1actu en direct depuis le plateau TV du Vendée Globe a fait vivre un moment unique à plus de 2500 classes ! Retour sur ce rendez-vous inédit. A l’heure où les médiations scolaires sur le village du Vendée Globe touchent à leur fin et que les skippers franchissent la ligne d’arrivée, une émission intitulée « Le Vendée Globe : quelle aventure » a réuni plus de 2500 classes de toute la France. Grâce au dispositif Vendée Globe Junior, vous avez été près de 70 000 élèves à assister au webinaire organisé par le Département de la Vendée et en collaboration avec Milan Presse, merci ! Plusieurs de vos questions ont pu être posées à l’invité spécial de cette émission : Sébastien Simon qui nous a fait l’honneur de sa présence vendredi matin. Lors du webinaire, vous avez pu tester vos connaissances sur l’Everest des mers et découvrir le témoignage inspirant de skippers qui y ont participé, avec notamment un enregistrement de Violette Dorange répondant à vos questions, diffusé pendant l’émission. Vous n’avez pas pu y assister ou souhaitez revoir l’épisode, le replay est disponible ci-dessous :
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Ce jeudi 30 janvier 2025, celui que tout le monde surnomme « Cali » a averti son équipe qu’il avait démâté. Cette avarie importante est survenue au large du Cap Vert alors qu’il était 27 e au classement. L’arrivée d’ Arnaud Boissières , initialement prévue entre le 8 et 9 février aux Sables-d’Olonne, semble tout de même très compromise en raison de ce démâtage. Pour le moment, le skipper de La Mie Câline n’a pas encore annoncé son abandon. Le skipper et le bateau sont sécurisés , et l’heure est pour le moment à l’inspection pour tenter de voir si des réparations sont possibles pour poursuivre sa course. Arnaud Boissières est un marin expérimenté qui a toujours coupé la ligne d’arrivée de ses tours du monde à la voile. Pour cette 10 e édition, Cali a pris pour la cinquième fois le départ de cette course mythique. Franchira-t-il une cinquième fois la ligne d’arrivée ou bien finira-t-il son tour du monde hors-course ?
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Récemment, la mauvaise météo est venue compliquer la fin de course de certains skippers. Boris Herrmann et Sam Davies sont prochainement attendus pour franchir la ligne d'arrivée ou bien la ligne tempête ! Ces derniers jours, au large du cap Finisterre (Nord-Ouest de l’Espagne), les conditions météorologiques se sont fortement dégradées : rafales de vents allant de 40 à 50 nœuds, soit environ 80 et 90 km/h, jusqu’à 9 mètres de mer, etc. Certains skippers avaient fait le choix de ralentir ou bien même de contourner cette zone du parcours pour ne pas foncer tout droit sur la tempête. Malgré une mer agitée , les skippers ont pu avancer pour se rapprocher de la ligne d’arrivée. Actuellement, les prochains skippers attendus aux Sables-d’Olonne sont Boris Herrmann et Samantha Davies . Des arrivées qui s’annoncent, une fois de plus, assez mouvementées et qui obligeront sûrement ces solitaires à franchir la « ligne tempête » . La ligne tempête, c’est quoi ? Il s’agit d’une « porte », un point obligatoire du parcours, qui vient remplacer la ligne d’arrivée d’origine. Cette ligne porte bien son nom puisqu’elle est activée par la Direction de Course en cas de mauvaise météo, comme la tempête que nous subissons ces derniers jours ! Cette ligne tempête est plus grande et surtout située plus au large des côtes pour garantir la sécurité des skippers et de leurs bateaux.
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Après 77 jours passés en mer, voilà que la tempête qui fait rage laisse un goût amer aux deux vainqueurs qui ne peuvent amarrer leur bateau sur le port des Sables. Cap sur La Rochelle pour éviter une avarie ou un accident grave ! Ce dimanche, Benjamin Dutreux est parvenu à boucler son deuxième Vendée Globe. Non sans mal, le Vendéen a dû surmonter des conditions météorologiques exigeantes pour se hisser de justesse à la 10e position. La skippeuse Clarisse Crémer le suivait de près et elle a connu les mêmes défis à l’arrivée. Benjamin Dutreux, qui avait déjà impressionné lors du Vendée Globe 2020, a marqué cette nouvelle édition par sa détermination et son évolution. Parti en 2024 avec une expérience plus riche et un projet ambitieux, il a navigué avec audace et sagesse, surmontant tempêtes et imprévus. Fier de faire partie du top 10 , Benjamin Dutreux revient sur la déception de ne pas pouvoir remonter le chenal des Sables-d’Olonne : « Je suis sablais, je suis vendéen, j’en rêve de ce chenal parce que la dernière fois c’était le Covid. Là, une fois de plus, je ne peux toujours pas arriver à la maison peinard ! (Rires) J’ai hâte de faire la remontée du chenal, probablement avec d’autres bateaux, ça va être chouette. » Une déception partagée avec Clarisse Crémer qui a dû braver la tempête pour franchir la ligne d’arrivée. « Quand j’ai appris que ça ne le ferait pas pour le chenal des Sables, j’ai trouvé ça très dur […] L’avantage c’est que la météo t’obligeait à être concentrée, donc j’ai pas eu trop le temps non plus d’y penser. » La skippeuse a affronté de nombreux défis lors de ce Vendée Globe, mais sa résilience et sa détermination n’ont jamais faibli. Après des débuts difficiles, marqués par des avaries techniques et des problèmes de matériel, elle a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et a poursuivi sa course. Avec un tel exploit, Clarisse Crémer continue d’inspirer la voile féminine . Les deux skippers se sont tout de même soutenus dans les derniers instants de leur course. « On discutait hier soir et elle m’encourageait en me disant que j’allais réussir à emprunter le chenal. J’en avais très envie, mais je ne me voyais pas non plus la laisser seule. On s’est accompagnés pendant un moment. C’est une belle histoire de se dire que finalement, on s’est croisés cette nuit, lorsqu’elle allait couper la ligne et que je descendais me mettre à l’abri. » Pour le moment, Benjamin Dutreux et Clarisse Crémer ont amarré leur bateau à La Rochelle , où un port calme les attendait. Heureux de leur performance, ils pourront remonter le chenal des Sables-d’Olonne d’ici la fin de semaine et savourer le goût entier d’un tour du monde terminé. (photo par Anne Beauge / Alea. Site du Vendée Globe)
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